Découvrez le carnaval d'Oruro, joyau des Andes

Oruro: le carnaval païen des Andes

5 minutes de lecture

Il existe en Amérique du Sud un carnaval haut en couleurs et captivant, un carnaval magique tant par son apparence que par son style unique. Et… non, il ne s’agit pas de celui de Rio de Janeiro ! Pour l’admirer, il faut se rendre dans les Andes boliviennes, et plus précisément à Oruro, ville également célèbre pour ses ballades traditionnelles indiennes. Osez sortir des sentiers battus et partez à sa découverte ! Le voyage est long, mais pas impossible. Vous atterrissez à l’aéroport international de La Paz (LPB), la capitale bolivienne, et de là, vous pouvez prendre des vols intérieurs pour les aéroports régionaux de Cochabamba ou d’Oruro. Si vous préférez ne pas voyager en avion avec les compagnies boliviennes, optez pour un transfert avec chauffeur, comme ceux proposés par Transfeero : depuis La Paz, en moins de quatre heures de route par l’autoroute, vous arriverez à Oruro.

 

Oruro : phare des Andes

 

Située à plus de 3 300 mètres d’altitude dans les Andes, la ville d’Oruro existe depuis le 17ème siècle, fondée à proximité des mines espagnoles. Cependant, le site est habité depuis des millénaires grâce à la présence de sanctuaires indigènes liés aux cultes locaux.

La ville moderne est moins charmante que beaucoup d’autres villes boliviennes, mais elle se trouve dans une région touristique particulièrement intéressante. Son monument le plus original est le phare de Conchupata… un véritable phare, comme ceux que l’on voit près des ports, mais ici perché au sommet d’une montagne ! Le premier drapeau de la Bolivie indépendante y a été hissé en 1851. La cathédrale et le sanctuaire de Notre-Dame de Socavòn méritent également le détour.

À proximité, des excursions sont possibles vers les sources thermales d’Obrajes (à environ 25 km), le site préhistorique de Calacala (à 30 km) ou les lacs d’Uru Uru et de Poopò. Vous pourriez également visiter le parc national de Sajama et le volcan Parinacota, mais ces visites nécessitent un temps de trajet considérable, soit plusieurs heures.

 

Le Carnaval des Indiens

 

Le Carnaval d’Oruro exprime pleinement la culture mythologique des tribus indiennes Aymara et Quechua. En effet, l’ancienne cité d’« Uru Uru » gardait le pouvoir des dieux que ces peuples vénéraient et était un lieu de pèlerinage. C’est là que se déroulaient les batailles entre les esprits du Bien et du Mal et que leurs rituels ancestraux étaient sacrés pour tous. C’est après l’arrivée des Espagnols et l’imposition du catholicisme que ces rites se sont transformés en carnaval. Cette célébration, « autorisée » par les lois strictes des conquérants, dissimulait derrière les costumes de saints et de démons l’ancien rituel qui nous est parvenu.

Comme tous les carnavals, le Carnaval d’Oruro a lieu en février/mars et commence le jeudi précédant Mardi Gras. Mais contrairement aux autres carnavals, il se termine avant Mardi Gras. Le jeudi, les festivités sont quasi privées, seuls les descendants des peuples Aymara et Quechua étant admis : danses, défilés et hymnes à la déesse de la nature (Pachamama) sont au programme. Le lendemain, la célébration se déplace dans une grotte, à l’entrée d’une ancienne mine, où se dresse un autel dédié à l’ambigu « Tio de la Mina » – une sorte de démon. Ce dieu, dans la culture locale, protège des morts violentes. Enfin, le samedi, la dimension religieuse du carnaval est également célébrée, avec des hymnes à la Vierge de Socavòn au sanctuaire local, avant de rejoindre le stade municipal.

La fête au stade est ouverte à tous, et chacun peut admirer le talent des cinquante groupes de danseurs en compétition, accompagnés de fanfares pouvant compter jusqu’à mille musiciens ! Un véritable torrent de foule, en somme, et…  « torrent» au sens le plus noble du terme, parce que au lieu de confettis, les gens s’aspergent de sacs d’eau ! Les plus beaux aspects de ce carnaval andin sont les masques traditionnels, les couleurs éclatantes, mais surtout les danses endiablées, comme les Caporales, le Pujllay et la Diablada, désormais célèbres dans toute l’Amérique du Sud.

 

Conseils pratiques

 

Oruro étant située à plus de 3 300 mètres d’altitude, respirer avec si peu d’oxygène est difficile. Avant de vous laisser emporter par l’ambiance du carnaval, assurez-vous d’être acclimaté(e), par exemple en arrivant quelques jours plus tôt.

Réservez votre hébergement et vos transports à l’avance.

Laissez-vous tenter par la cuisine andine, particulièrement savoureuse à Oruro : le charquekan, un plat de viande séchée accompagné de maïs bouilli, de pommes de terre et d’œufs ; l’api con pastel, des beignets fourrés au fromage trempés dans du thé de maïs (api) ; goûtez le riz au fromage de chèvre ; et succombez au charme des beignets sucrés appelés chambergos.

(PHOTO ALEX PEREYRA)

Aéroports à proximité

Divider Icon

Abonnez-vous à la newsletter et bénéficiez de 5 % de réduction sur votre premier trajet !

Recevez les dernières actualités et offres directement dans votre boîte de réception.

En vous abonnant à la newsletter, vous acceptez notre privacy policy. Nous ne vendrons ni ne partagerons jamais vos données avec des tiers.

Promotion valable uniquement pour les nouveaux clients.